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Extraits floraux solarisés

« On sait de temps immémorial que la Providence a placé dans la Nature la prévention et la cure de la maladie aux moyens d’herbes, de plantes et d’arbres divinement dotés »

Bonjour Marc,
D’abord merci pour ta longue réponse. C’est un bonheur de te lire car le sujet me passionne!
Tu confirmes certaines de mes impressions (les fleurs que j’appelle « les anges ») et tu m’apprends aussi beaucoup.
 Savoir que l’intention qui préside à la fabrication d’élixirs est primordiale.
Qu’une médecine est adéquate « en lieu et temps », ce qui m’avait été dit par mon maître-professeur de yoga « Les fleurs de Bach étaient bonnes au temps de Bach ». Il m’a dit cela il y a un an et à ce moment là, je n’avais pas accueilli son avis sans me sentir un peu blessée étant donné la passion que j’ai-j’avais pour les FB. Je ne sais plus trop où j’en suis avec elles, je ne les utilise plus pour le moment (le temps d’une parenthèse?), évincées par la spagyrie que j’utilise et que je conseille autour de moi (le peu que je sais). J’utilise aussi ton élixir « angélique-millepertuis » lorsque je suis à mon travail à la télé (comme aujourd’hui par exemple!), dans une régie bourrée d’écrans, de câbles électriques, le tout sur un sol en béton et un mur avec de la laine de roche! 
 De te lire est une joie aussi car je me rappelle ta belle région et toutes les aventures que tu nous as racontées lors de ta recherche avec les fleurs. Cet enseignement m’a changée et ça continue. Ce sera avec plaisir que je viendrai à ton stage, pour sûr. Celui de Toni précédait de quelques jours un séminaire de yoga, j’ai fait le choix. Question de budget mais aussi parce que j’ai perçu que « l’on n’entrait pas en alchimie » à moitié engagé, ou du moins est-ce ainsi que je le conçois. C’est tellement immense, isnt-it?
En tout cas, je serai enchantée de poursuivre ce dialogue avec toi, n’hésite pas à m’écrire ou à me conseiller tel ou tel article.
Belles perspectives à toi !
 Aussi je t’embrasse,
 Nadine

Dernier petit truc à te demander (dis moi si c’est too much!) : quid de la qualité vibratoire des Healing Herbs? Tu as dit que c’était « bien mieux que le reste » mais est-ce aussi à classer (!) dans « Pas de prise de terre, aucun des 3 Principes alchimiques actifs ne s’y trouve »

Chère Nadine,
Je réponds à tes 2 derniers e-mails.
 
Tu le sais, j’ai le plus grand respect pour le travail de Julian Barnard et je considère Healing Herbs comme une référence.
Des discussions avec Charles Wart, que tu connais peut-être car il diffuse Healing Herbs à Bruxelles, m’ont confirmé l’honnêteté, la sincérité et la dimension humaine de Julian Barnard.
Je ne sais ce que Toni en pense, sur le plan alchimique, mais j’ai tout lieu de penser que Toni ne connait pas ces élixirs. Il a un jugement un peu à l’emporte-pièce, et s’est forgé son opinion sur ce qu’il a entendu des fleurs de Bach, ce qu’il en a lu, et sur quelques tests effectués sur ce qu’on trouve dans le commerce, en gros Centre Bach, Déva, Biofloral, Ladrôme, … Et certes, sur ces cas-là, je rejoins son jugement (avec un bémol pour Déva).
 
Pour autant, Julian Barnard n’aborde pas son travail en alchimiste, les questions qu’il se pose ou les réponses qu’il donne n’émanent pas d’une pensée alchimique.
 
Voilà ce que je pense, ou plutôt, ce que je ressens au fond de moi-même :
 
Dans la personnalité d’Edward Bach, se croisaient 2 courants spirituels très puissants.
L’un est le courant celtique. Par delà le fait qu’il a cueilli ses fleurs sur des hauts-lieux sacrés d’une terre imprégnée de celtisme, il est allé à leur recherche dans une attitude de druide.  Son immersion dans la nature, son retrait de la société et sa démarche solitaire, sa perception fine des forces de la nature, sa sensibilité en témoignent. Je pense fortement qu’en lui vivait une réincarnation druidique.
Julian Barnard est lui aussi lié à ce courant, et il a abordé l’oeuvre de Bach sur cette grille de lecture.
 
Mais il en est un autre tout aussi puissant : celui provenant depuis l’Egypte antique, qu’on retrouve dans le Christianisme ésotérique, cet enseignement qu’Edward Bach a suivi dans sa Loge Maçonnique, là se trouve l’Alchimie. Rappelle-toi l’importance du Soleil pour un vieil égyptien.
Il m’apparaît parfois que l’ingrédient principal des fleurs de Bach est le soleil.
 
Courant celtique = importance des fleurs
Courant égyptien = importance du soleil
 
Les 2 courants réunis dans le docteur Bach = Fleurs + Soleil …… = fleurs solarisées, une alchimie du soleil = la recette de base des élixirs floraux.
 
Toni Céron est, lui, lié au courant égyptien et donc excelle dans la pensée alchimique. Mais ce que je connais de lui se révèle peu sensible aux forces de la nature (c’est à dire au Celtisme, bien que conscient de son importance). Voilà donc pourquoi il se montre réticent aux fleurs de Bach.
 
Il est étonnant que Julian Barnard, dans ses ouvrages, signale  ouvertement l’appartenance d’Edward Bach à la Franc-Maçonnerie, mais n’aie jamais eu la curiosité d’aller voir quel est l’enseignement dispensé auquel a eu droit Edward Bach. J’y vois là la marque qu’il n’est pas relié à ce courant.
Curiosité que j’ai eue, qui m’a amené à me documenter longuement sur la question avant de pouvoir faire le lien avec l’enseignement que j’ai moi-même acquis dans l’ Anthroposophie. Rudolf Steiner est le point commun puisqu’il fut Grand Maître de la Loge Memphis-Misraïm du docteur Bach et créateur de l’Anthroposophie. 
 
Tu écris :
Savoir que l’intention qui préside à la fabrication d’élixirs est primordiale.
Je réagis sur le mot « intention ». Et je pense en avoir parlé durant le stage, mais je vois qu’il me faut le marteler. Le mot intention suppose une volonté. Tu vas mettre une volonté dans l’élixir ? Même bonne , ton intention, je n’en veux pas. Car, moi qui vais prendre quelques gouttes de ton élixir, je le vis comme une intrusion dans mon temple sacré. Et cela est pour moi inacceptable. De plus, je signale une malhonnêteté intellectuelle : ce n’est pas écrit sur l’étiquette.
Non, la fabrication d’élixirs ne suppose AUCUNE INTENTION. C’est pourquoi je dis souvent que l’idéal serait que les élixirs soient fabriqués par des enfants en dessous de 3 ans, c’est à dire en toute naïveté, en toute pureté d’âme.
Par contre, il est vrai que l’élaboration d’un élixir floral nécessite une ATTITUDE INTERIEURE. Justement celle qui rejoint la naïveté ou la pureté d’âme. Et çà, oui, c’est primordial.
Mais je pense que c’est ce que tu avais voulu dire …
 
Je te quitte, chère Nadine,
à bientôt,
Marc

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