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Extraits floraux solarisés

« Dans la vraie guérison, rien ne doit être utilisé qui soulage le patient de sa propre responsabilité, seuls doivent être adoptés les moyens qui l’aident à vaincre ses défauts »

Cher Gilles,
 
Notre discussion a été interrompue … Je souhaite qu’elle puisse se continuer et devenir enrichissante. Tout comme toi, je me sens un lien fraternel avec la personnalité du docteur Bach. Par delà ses écrits et ses conférences, je perçois une dimension (on va dire : spirituelle) dont il était porteur et qui n’est pas directement exprimée, soit de par sa volonté propre, soit (et je suis plutôt tenté de privilégier cette option) inconsciemment.
Une impulsion profonde l’a porté à devenir et rester toute sa vie Frère de la Loge Maçonnique Memphis-Misraïm, certainement, et encore aujourd’hui, l’une des obédiences les plus profondes et les plus ésotériques. On peut raisonnablement penser que les hautes personnalités qu’il a rencontrées là, l’enseignement reçu et l’attitude spirituelle acquise en ces lieux ont nécessairement imprégné son travail. De cela, aucun ouvrage ne traite, et pourtant il est possible qu’il y ait là une clé à la compréhension de son oeuvre. Je m’intéresse depuis quelques mois à cette Loge Maçonnique : son histoire et ses grands personnages, son enseignement qui, comme le nom l’indique, nous plonge dans la plus haute sagesse de l’Egypte antique avec un enseignement alchimique.
Les fleurs de Bach reliées aux plus hauts secrets de l’Egypte antique ? Pourquoi pas ?
Il se trouve qu’il y a, à Perpignan, des adeptes de cette Fraternité maçonnique et « le hasard » m’a mis en rapport avec le haut responsable de cette Loge.
 
Un autre grand courant qui imprègne l’oeuvre du docteur Bach, sans même qu’il en soit peut-être réellement conscient, est le courant du celtisme. Je suis persuadé qu’en Edward Bach vivait une haute personnalité druidique qui a guidé, toute sa vie, ses pas et sa main. Qu’il ait parcouru, dans ses « années de pèlerinage » des terres imprégnées de l’âme celte (ce que j’ai pu ressentir en allant à Sotwell), qu’il ait commencé la gamme des élixirs dans la campagne galloise encore pleine du souvenir de la sagesse des druides, ne sont en fait qu’indices pour guider notre intuition. C’est surtout sa façon de s’être relié à l’Âme de la Nature qui fait pressentir la dimension druidique et chamanique de son oeuvre.
 
Les fleurs de Bach reliées à la sagesse des druides ? C’est pour moi indéniable. Connais-tu un ouvrage qui en parle ?
 
Enfin, cette rencontre avec Rudolf Steiner, qui fut aussi brève que déterminante, qui en parle ?
A partir de cette rencontre, sa vie bascule dans ce qui allait devenir la Réalisation de sa Destinée, outrepassant les joies et les souffrances.
Je suis allé  à la recherche de la conférence de Steiner à laquelle il a assisté (peut-être « les conférences » car il y en a eu deux, les 28 et 29 août 1924) sur le thème « médicament et médecine » et c’est assez édifiant car on a l’impression que ce que va réaliser le docteur Bach est déjà là, en germe : spiritualité de la nature, considérations sur le règne végétal en tant que remède, sur l’astral, origine de la maladie entre l’Astral et le Spirituel, médecine antique des mystères, science-art-religion, etc…
Si, comme on peut le penser, sur le plan physique, cette rencontre n’a peut-être pas eu un impact très conséquent, je soupçonne que, sur le plan subtil des liens spirituels, cette rencontre a agi comme l’étincelle foudroyante de l’éclair dans l’accomplissement de sa Destinée.
 
Gilles, en m’adressant à toi qui es un thérapeute, je ne doute pas que les réflexions qui suivent te sont familières : une biographie ne se résout pas à une succession d’ événements qui jalonnent une vie, à la transmission plus ou moins fidèle des paroles et des actes d’une personne, de ses faits et gestes. Il faut s’élever à ressentir ce qui vit à travers et par delà cette personne. Le travail que j’ai fait depuis tant d’années avec les plantes m’a donné une certaine aptitude à me lier aux forces de vie qui s’expriment à travers la plante, mais aussi à travers tout organisme vivant. En abordant la biographie d’une personne, je peux arriver à ressentir les forces qui s’expriment par elle, au-delà des actes conscients de sa personnalité. C’est à cette dimension que je me sens irrémédiablement lié.

Voilà ce que je voulais dire après la discussion d’hier soir et mes propos qui ont pu te sembler énigmatiques sur la « pensée du docteur Bach ».
  
A bientôt, cher Gilles
 
Marc.

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