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Extraits floraux solarisés

« Chacun de nos défauts, si l’on s’y obstine à l’encontre de la voix du Moi supérieur, provoque un conflit qui, de toute nécessité, a sa répercussion dans le corps physique, y produisant son propre type spécifique de maladie »

L’eau du Canigou

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Lorsque l’on se lance dans l’élaboration d’une gamme d’élixirs floraux, se pose très rapidement la question du choix de l’eau que l’on va utiliser.
Ce constituant va tenir une place prépondérante dans le futur élixir et y joue un rôle majeur : celui de recueillir la merveilleuse vibration de la fleur qui infuse finement, ainsi que la chaleur douce des rayons du soleil qui pénètrent dans la coupe au cours du procédé de solarisation. L’eau verra également se réaliser en son sein la véritable transmutation des fleurs déposées en un nouvel être vivant, plus subtil : l’élixir.
Quelles qualités doit avoir notre eau lorsque l’on a à cœur d’effectuer au mieux notre travail, de mettre toute notre conscience au service des forces de la Nature ?
Certes, depuis le début de cette aventure, j’ai entendu parler de certains laboratoires, j’ai connu certains producteurs qui utilisaient, les uns de l’eau minérale en bouteille (mais comment a-t-elle été embouteillée, combien de temps a-t-elle passé au contact du plastique et comment a-t-elle été stockée ?), tels autres de l’eau distillée ou traitée chimiquement dans le but de répondre aux normes d’hygiène administratives. Des amis alchimistes m’ont conseillé d’employer de l’eau de rosée, d’autres d’utiliser l’eau de pluies d’orages dynamisée par la foudre. J’en ai vu certains augmenter le taux vibratoire de leur eau à l’antenne de Lécher et d’autres recueillir l’eau stagnant dans des creux de rochers en des hauts-lieux sacrés.
Une majorité de laboratoires utilisent les services de producteurs vivant dans des régions diverses : ils ont élaboré leurs élixirs avec des eaux aux qualités différentes ; la plupart des petits producteurs qui proposent la gamme des fleurs du Dr Bach n’ont pas tous fabriqué leur gamme entièrement; ils ont échangé, troqué leurs élixirs-mères et proposent donc des élixirs-mères disparates par rapport à l’eau.
Mais le docteur Bach, lui-même, n’a-t-il pas conçu ses élixirs dans plusieurs lieux, en Angleterre et au Pays de Galles, utilisant l’eau de sources diverses aux qualités certainement différentes ? Alors, peut-être, tous ces questionnements sont-ils un peu vains. Ils révèlent cependant, dès les premières réalisations, une préoccupation de cohérence: concevoir une gamme d’élixirs floraux où, par souci de synergie, les gouttes, issues de plusieurs flacons et mélangées dans un demi-verre d’eau, comme il est coutume de faire, pourront se reconnaître entre elles, seront attirées par un rayonnement de sympathie dû à l’origine commune de leurs constituants, tant l’eau que le cognac utilisés.
Voyons ce que disait le docteur Bach à propos de l’eau de ses élixirs. Il délivre des consignes très précises. L’eau utilisée doit avoir les trois qualités suivantes :
Il faut que ce soit de l’eau de source qui jaillisse de la roche : donc un geste de jaillissement, pas un suintement.
L’eau de cette source est connue pour ses vertus thérapeutiques et les habitants de la région viennent toujours la recueillir pour ses bienfaits.
Cette source ne devrait pas être aménagée, l’eau devrait sortir naturellement du rocher sans aucun sanctuaire fabriqué par l’homme.
Il s’agit là, également, de la description de l’élixir n° 27 : Rock Water.
Le premier point est facile à satisfaire : toutes les villes, tous les villages d’Europe ont été construits avec le souci de s’approvisionner facilement en eau potable, donc à proximité d’un puits, d’une source. Bien que de nombreuses sources ne soient plus entretenues de nos jours, et qu’elles aient tendance à se tarir, à sourdre ou à se perdre, on en trouve encore aisément qui correspondent à notre recherche.
Le deuxième point ne pose pas vraiment de problèmes ; en toutes régions, certaines sources sont connues et fréquentées encore aujourd’hui pour leurs qualités curatives. Si l’on s’intéresse de plus près à ces lieux où les sources sont associées à la guérison, on prendra conscience de l’attribution d’un caractère sacré à ces lieux, à ces sources depuis des temps très anciens, en des temps où la Terre était, pour l’homme, un être vivant sacré habité par des présences divines. Des cultes aux déesses-mères, puis aux divinités païennes se déroulaient auprès de ces sources, avant qu’elles ne soient dédiées, pour beaucoup, à quelques petits saints chrétiens locaux. Actuellement, grâce à un travail de mesures dues aux géo-biologistes, on connaît la valeur hautement énergétique rencontrée en ces lieux, correspondant à des croisements de réseaux souterrains, à des centres de rencontres de forces cosmiques et telluriques, véritables points d’acupuncture de la couche terrestre. Leurs eaux, au taux vibratoire élevé que les anciens percevaient naturellement, favorisaient les guérisons.
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Le troisième point allait s’avérer compliqué à résoudre. En effet, les sources qui satisfont aux exigences précédentes, sont aujourd’hui toutes aménagées : au mieux, elles ont été humblement maçonnées ou canalisées, mais nombreuses sont celles qui ont été accaparées et intégrées à des édifices religieux, dans un but de pèlerinages et de dévotions (on pense naturellement à l’eau de la grotte de Lourdes, et au poids de la structure religieuse qui la recouvre), à moins qu’elles ne fassent aujourd’hui partie d’un établissement thermal qui tire bénéfices de leurs bienfaits.
Longtemps, parcourant les montagnes de la partie orientale des Pyrénées, j’eus à cœur de trouver la source correspondant idéalement à la description du Dr Bach, espoir toujours déçu. Ce faisant, je prenais conscience également que les autres fabricants d’élixirs ne respectaient pas les consignes du Dr Bach, loin s’en fallait, chacun faisant à sa guise au mieux de ses conceptions.
Je décidai, moi aussi, de faire pour le mieux, tout en restant au plus proche de l’état d’esprit du Dr Bach. Il me fallait choisir une eau qui servirait à élaborer les élixirs-mères, d’une part, mais aussi, par la suite, qui serait utilisée pour toutes les mises en flacons, ce qui impliquait un approvisionnement régulier. De ce fait, plusieurs sources situées à proximité de ma résidence pouvaient convenir, répondant aux deux critères envisagés plus haut, dans un environnement serein et préservé de toute pollution.
Ce n’est pas l’aspect pratique qui a déterminé mon choix, mais plutôt la considération qu’étant moi-même un ingrédient essentiel des élixirs que je me proposais d’élaborer, l’eau devait provenir d’une source qui faisait partie de ma propre biographie, avec laquelle, par mon vécu, un lien était établi et faisait sens.
La lecture du merveilleux livre, « Sur les traces du Dr Bach », écrit par Julian Barnard, producteur1 d’élixirs floraux en Angleterre, devait venir conforter mon choix et lever définitivement toute trace d’insatisfaction dans mon souci perfectionniste de répondre aux exigences du Dr Bach. Julian Barnard, lui-même confronté à ce problème, révèle, de par sa proximité avec la pensée du Dr Bach, qu’il ne s’agit pas tant d’une structure physique, matérielle qui pourrait altérer les qualités curatives d’une eau de source mais bien plutôt d’un édifice de pensée dogmatique, d’une architecture de formes-pensées, d’égrégores, tels que l’Eglise Romaine, dans son entreprise d’imposer la Foi chrétienne à nos contrées encore païennes, a pu construire sur de tels lieux. L’eau, dans son rôle de médiateur, absorbe et véhicule les principes matériels comme les champs énergétiques ou les pensées et injonctions auxquels elle est soumise2.
Ecoutons Julian Barnard : « Le Christianisme et les saints qui donnèrent leurs noms à tant de sources miraculeuses modifièrent la nature de ces endroits car en modifiant la qualité de l’eau, ils en changèrent la forme-pensée. Leurs idées, leurs pensées et leurs prières voyagèrent dans tout le pays, charriées par les eaux des ruisseaux et des rivières. Ce fut délibérément planifié »1.

Au creux d’un vert vallon, au pied du Canigou, montagne sacrée pour tout un peuple, coule ma source, protégée par la frondaison d’arbres séculaires, près de l’abbaye de Saint-Michel de Cuxà.
Les gens du pays, de longue date, lui ont donné un nom : « Cœur de Marie ».
Il me plaît de confectionner des élixirs avec cette eau qui, après avoir circulé au travers d’une montagne de fer, jaillit au grand jour imprégnée de la douce présence de Marie. Dans une région où le culte marial est encore vivace, cet endroit, de toute évidence, est resté lié à une survivance d’anciens cultes aux déesses-mères et autres divinités de la nature. En témoigne, dans la crypte de l’abbaye toute proche, l’existence d’une Vierge Noire, Nostra-Senyora del Pessebre, Notre-Dame de la Crèche, qui célèbre donc la Nativité, la naissance de l’Enfant divin.
Là, un Cosmos s’incarne.
Passant sous la crypte3, l’eau se libère de sa gangue minérale pour sortir quelques mètres plus loin à l’air libre, véhiculant des forces de naissance, d’incarnation : les forces du Fils.
Ce lieu fut rapidement consacré également à Saint-Michel, l’Archange Michaël : « Où Marie manifeste sa présence, Saint-Michel n’est jamais loin ».
Saint-Michel est le porteur du fer, ici, celui du Canigou4. Le fer sert à confectionner l’épée qui terrassera le Dragon, mais est aussi un métal aux hautes vertus thérapeutiques, de par ses qualités « mercurielles». Aux temps de la christianisation de nos régions, Saint-Michel est venu remplacer, recueillant leurs attributs, d’anciens dieux des panthéons païens connus sous les noms de : Thot en Egypte, Hermès en Grèce, Mercure à Rome, Thor dans le monde germanique… Tous sont des dieux guérisseurs, porteurs de forces thérapeutiques. Ce sont des dieux médiateurs, intercesseurs auprès des divinités plus hautes.
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A l’époque de l’édification de l’abbaye, peu avant l’an mil, Marie commençait, elle aussi, à remplir cette fonction médiatrice : les gens du peuple s’adressaient préférentiellement à elle dans leurs requêtes auprès du Très-Haut. C’est à Elle que les malades, les blessés, les indigents demandaient d’intervenir pour recouvrer santé et vitalité. Elle a ainsi acquis une dimension « mercurielle ». Son culte est venu se substituer à celui, plus ancien, des divinités chthoniennes, des déesses-mères liées aux forces de la Terre et aux eaux de Sous-la-Terre. Comme elles, Marie se manifeste à travers les forces de la nature (qui sont des forces thérapeutiques), mais c’est surtout par le cœur que Marie agit.
L’eau de la source « Cœur de Marie » est, comme celles dont le Dr Bach s’est servi pour ses élixirs, en lien avec les traditions païennes des lieux sacrés, qui se sont poursuivies par la suite sous le couvert bienveillant d’une Eglise romaine infiltrée par le Celtisme. Ce lieu eut un rayonnement important au Moyen-Âge et l’abbaye de Saint-Michel de Cuxà abrita des personnages illustres, tous hommes très saints et très savants, mais tous, hommes de cœur vivant en communion étroite avec les forces et les êtres de la nature.
Vinrent s’abreuver là, se rafraîchir à cette source : l’abbé Garin, bien oublié aujourd’hui, voyageur infatigable qui parcourut plusieurs fois l’Europe jusqu’en Terre Sainte pour apporter une parole d’amour ; le jeune moine Gerbert, venu d’Aurillac, qui deviendra le pape de l’an mil sous le nom de Sylvestre II, et dont l’Eglise voudra oublier l’existence, pour avoir pratiqué l’Art alchimique et voulu percer les secrets de la nature ; le Bienheureux Pierre Orséolo, doge de Venise, l’homme le plus puissant de son temps qui, touché par la grâce, vint se retirer à Cuxà pour vivre en ermite, dispensant des soins aux plus pauvres grâce aux pouvoirs de l’eau du « Cœur de Marie » ; ou encore, l’enfant du pays, le plus cher en mon cœur et le plus lumineux, le grand Oliba, abbé de Saint-Michel et comte-évêque de Vic, qui, par sa science des forces cosmiques et telluriques, sut édifier de nombreuses églises, aujourd’hui reconnues comme chefs d’œuvre de l’art roman ; il impulsa un renouveau de paix dans une Europe livrée aux violences féodales. Jamais le dogmatisme, l’intellectualisme, la rigidité ou l’étroitesse d’esprit ne se manifestèrent ici. Et l’abbaye, malgré son renom, garda une architecture modeste, à dimension humaine, parfaitement intégrée dans son cadre de verdure. Jamais la source ne fut enclose, les moines vivant, pour quelques-uns dans le monastère, pour la plupart dans de petites cabanes disséminées dans la montagne.
Au XXe siècle, le grand violoncelliste Pau Casals, fuyant la dictature espagnole, vint s’installer en ce lieu qui devait devenir, durant quarante ans, son point d’attache dans ses voyages à travers le monde. Ici, il créa son oratorio : el Pessebre (la Crèche), œuvre humaniste dédiée à la paix entre les hommes.
La source « Cœur de Marie » est restée une eau libre et disponible pour tous; elle irradie, encore de nos jours, en douceur, les forces soignantes du cœur5. Les habitants de la vallée viennent toujours recueillir les vertus de son eau bienfaisante, perpétuant ainsi la longue tradition. C’est ainsi qu’empli d’un sentiment d’allégresse et de gratitude, je viens régulièrement, comme en pèlerinage, m’approvisionner en cette eau désormais si précieuse…
Et, par-delà les hauteurs du Canigou, depuis les nuées célestes, parvient le chœur des anges : « Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté ».


1- Julian Barnard : Producteur d’élixirs, il prit ses distances avec le Centre Bach, en Angleterre, pour se retirer aux confins du Pays de Galles et créer sa propre gamme de Fleurs de Bach, commercialisées sous la marque « Healing Herbs ». Il est l’auteur de plusieurs ouvrages traitant des élixirs floraux, en particulier « Sur les traces du Dr Bach », traduit en français aux éditions Ulmus Ltd, 2002.

2- Les expérimentations du Dr Masaru Emoto, au Japon, sur la cristallisation de l’eau sous l’influence de divers facteurs, tant matériels que subtils, comme des injonctions ou des pensées, sont célèbres. Elles montrent l’extrême « sensibilité » de ce liquide et sa capacité à capter et à véhiculer toutes les influences.

3- Il est possible de consulter les tracés des phénomènes géobiologiques, nombreux et importants en ce lieu, et des courants souterrains sur le site Nature et Géobiologie de Yann Lipnick

4- J’avais une inquiétude au moment du choix de cette source : je savais qu’une des qualités importantes d’une eau destinée à élaborer des élixirs était sa faible teneur en sels minéraux. En effet, la structure moléculaire de l’eau lui permet de se lier facilement aux ions en suspension dans le liquide. Plus elle sera riche en minéraux, plus les couches superficielles de la molécule seront saturées, ne lui permettant plus de capter d’autres éléments plus subtils, ou même immatériels comme l’information. L’eau de la source « Cœur de Marie », quotidiennement consommée par les moines de l’abbaye, est régulièrement analysée. J’eus la surprise d’apprendre que cette eau était étonnement pauvre en sels minéraux, malgré son parcours à travers le minerai, bien au-dessous de 18 mg / litre, qui est un seuil à ne pas dépasser. Cela vint confirmer la validité de mon choix.

5- D’après les travaux du géobiologue Yann Lipnick, l’eau de cette source vibre à un taux comparable à celui de l’eau de la grotte de Lourdes.

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